Immeubles résidentiels en pierre de Jérusalem

Acheter en Israël depuis la France, la Belgique ou la Suisse

Les francophones sont, avec les Américains, les premiers acheteurs étrangers en Israël, et tout l’écosystème parle leur langue : avocats, courtiers, agences, banques à Netanya et à Jérusalem. Ce qui bloque n’est jamais le droit israélien, mais la mécanique : faire passer les euros, signer sans venir, choisir entre mashkanta et crédit français, et savoir quoi déclarer à Bercy. Ce guide traite chaque point, chiffres 2026 à l’appui.

La réponse en bref

Un résident français, belge ou suisse achète en Israël sans aucune restriction, sans nationalité israélienne, sans être juif et sans venir. Prévoyez une mas rechisha de 8 % dès le premier shekel en tant que non-résident (160 000 ₪ sur un bien à 2 M₪), un apport de 50 % si vous empruntez à une banque israélienne (70-75 % avec la nationalité israélienne ou une alya sous deux ans), ou un crédit adossé à un bien en France. Signez par procuration devant un notaire français avec apostille de la cour d’appel, ou au consulat d’Israël à Paris ou Marseille. Faites passer les euros par un courtier en devises, pas par la banque, et couvrez un échéancier long. Aucun impôt français à l’achat ; le compte israélien se déclare sur le formulaire 3916, le bien compte pour l’IFI, les loyers se déclarent avec crédit d’impôt.

Acheter depuis la France : quatre questions, quatre réponses · 1:21 · sous-titres inclus · Le formulaire dont parle la vidéo ↓

Les chiffres à retenir, novembre 2026

Mas rechisha non-résident
8 % / 10 %
Mashkanta non-résident
50 %
Avec nationalité israélienne
70–75 %
Taux prime
4,75 %
Seuil IFI
1,3 M€
Netanya sur un an
+8,2 %

Un Français peut-il acheter un bien en Israël ?

Oui, et la question est si fréquente qu’elle a sa propre page. Le droit israélien ne pose aucune condition de nationalité, de résidence ni de religion à l’achat d’un appartement, d’une maison ou d’un terrain. Un acheteur avec un passeport français et aucun lien avec Israël signe le même heskem mechira (contrat de vente), passe par le même avocat et s’inscrit au même registre foncier (tabou) qu’un Israélien. Seule nuance : une partie du parc est bâtie sur des terres de l’État gérées par l’Administration foncière (Minhal) ; un non-citoyen y détient un bail de longue durée plutôt qu’une pleine propriété, et certains baux anciens exigent l’accord du Minhal pour être transférés. L’avocat le voit sur l’extrait du tabou avant tout engagement.

Ce que votre statut change, c’est l’argent : la taxe d’achat, la part du prix qu’une banque prête, et ce que le fisc français veut savoir ensuite. Le reste de cette page traite de ces trois points, plus la mécanique d’un achat piloté depuis Paris, Lyon, Marseille, Bruxelles ou Genève.

Faire passer les euros : banque, courtier, échéancier et change

Tout se paie en shekels, sur le compte séquestre de l’avocat ou directement au vendeur. Deux façons de convertir. Le virement bancaire depuis votre banque française est simple mais cher : 20 à 50 € de frais d’émission, des frais de réception côté israélien et surtout une marge de change de 1 à 2 % sur le cours ; sur 400 000 €, c’est 4 000 à 8 000 € évaporés. Un courtier en devises (établissement de paiement agréé) convertit avec une marge de 0,2 à 0,6 %, livre les shekels le jour même ou le lendemain, et peut bloquer un cours à terme pour un paiement prévu dans six mois ou dans deux ans.

Ce dernier point compte parce que les échéanciers israéliens sont longs. Dans l’ancien, 10 à 20 % à la signature et le solde sous 2 à 6 mois. Dans le neuf acheté sur plan (voir le guide de l’achat au promoteur), l’échéancier 20/80 est fréquent en 2025-2026 : 20 % à la signature, 80 % à la livraison deux ou trois ans plus tard, solde indexé sur le madad tshumot habniya (indice du coût de la construction). Entre les deux dates, l’euro peut bouger de 5 à 10 % face au shekel. Sur 1,6 M₪ restant à payer, un écart de 7 % représente 112 000 ₪, soit 28 000 € environ, dans un sens ou dans l’autre. Couvrir une partie du solde par un contrat à terme, ou le déposer en euros à la banque israélienne, transforme un pari en budget.

Quelle que soit la voie, la banque israélienne ou le séquestre demandera l’origine des fonds : relevés montrant l’épargne, acte de vente d’un bien en France, offre de prêt, acte de donation, acte de notoriété pour un héritage. Un virement qui arrive sans justificatif reste bloqué plusieurs semaines, et les contrats israéliens prévoient des pénalités de retard. Le dossier se prépare avant le premier virement. Le détail est sur acheter depuis l’étranger.

Ouvrir un compte en Israël depuis la France

Un compte israélien n’est pas obligatoire pour acheter comptant : le compte séquestre de l’avocat reçoit les fonds et paie le vendeur. Il devient indispensable pour une mashkanta, dont les mensualités y sont prélevées, et pratique ensuite pour l’arnona (taxe municipale), le vaad bayit (syndic de copropriété) et les charges.

Mizrahi-Tefahot (agences francophones à Netanya, Jérusalem, Ashdod et Raanana), Leumi, Hapoalim, Discount et Bank of Jerusalem ouvrent des comptes à des non-résidents, en 1 à 3 semaines, à distance par procuration à l’avocat ou par entretien vidéo avec vérification d’identité, ou lors d’un passage. Le KYC (connaissance du client) est strict : passeport, justificatif de domicile en France, auto-certification CRS (le formulaire OCDE d’échange d’informations, par lequel la banque israélienne déclare votre compte à la DGFiP chaque année), description du projet d’achat et dossier d’origine des fonds. Un binational franco-américain signera en plus un W-9 au titre de FATCA.

Côté français, deux détails pratiques : la plupart des banques plafonnent les virements en ligne (souvent 10 000 à 50 000 € par jour) et appellent pour confirmer un gros virement international ; programmez l’opération en agence ou par téléphone quelques jours avant l’échéance, en précisant qu’il s’agit d’un achat immobilier.

Mashkanta non-résident ou crédit en France ?

Un acheteur résident en France a deux façons d’emprunter, qui ne s’excluent pas.

Voies de financement pour un acheteur basé en France, novembre 2026
VoieMontantTaux et duréeAvantagesInconvénients
Mashkanta (crédit immobilier israélien), non-résident50 % du prixPrime 4,75 % − 0,3 à 0,6 ; fixe 5,0-5,5 % ; indexé 2,9-3,3 % + madad ; 30 ans max.Dette dans la devise de l’actif ; patrimoine français intact ; refinançable (michzur) après l’alyaDossier lourd, 4-8 semaines, assurance vie obligatoire, marge supérieure aux résidents
Mashkanta, citoyen israélien ou alya sous 2 ansjusqu’à 70-75 %Mêmes paniers, marges de résidentApport minimal ; barème olé pour la taxe en cas d’alyaCertaines banques ne débloquent qu’après l’alya
Prêt hypothécaire ou rachat de crédit sur un bien en FranceJusqu’à 70-80 % de la valeur du bien françaisTaux français ; 10-25 ansRapide, familier, souvent moins cher, aucune paperasse israélienneDette en euros contre un actif en shekels ; mobilise le patrimoine ; taux d’endettement 35 % en France
Prêt personnel / consommation≤ 75 000 € en général5-8 % ; 1-7 ansSans garantie, en quelques joursMontant limité, mensualité élevée
CombinaisonApport financé en France + 50 % de mashkantaMixteLe montage le plus fréquent chez les francophonesDeux dossiers, deux jeux de frais

Pour la mashkanta, les revenus français sont acceptés : trois derniers bulletins de paie, deux derniers avis d’imposition, liasses fiscales pour un indépendant, relevés bancaires, souvent avec traduction assermentée. La banque convertit en shekels à un cours prudent, applique une décote de 10 à 20 % pour le risque de change, puis limite la mensualité à 35-40 % de ce qui reste. Au moins un tiers du prêt doit être à taux fixe. Le prêt se calcule sur le plus bas du prix et de l’expertise (shamai). La procédure complète est sur la page mashkanta non-résidents, et le simulateur donne la mensualité en deux minutes.

Mas rechisha pour un non-résident : 8 % et 10 %

La mas rechisha (taxe d’achat) est le premier poste de frais d’un non-résident, et celui qui surprend les acheteurs habitués aux « frais de notaire » français. Un résident achetant son seul logement paie 0 % jusqu’à 1 978 745 ₪, puis 3,5 % et 5 % par tranche. Un non-résident est taxé au barème « logement supplémentaire » : 8 % jusqu’à 6 055 070 ₪ et 10 % au-delà, dès le premier shekel, sans tranche à 0 %. Les seuils sont gelés jusqu’au 15 janvier 2028. La déclaration se fait sous 30 jours après le contrat et le paiement sous 60 jours, par l’avocat.

Deux portes de sortie. L’acheteur qui devient résident israélien dans les deux ans et dont le bien est son seul logement demande la requalification au barème résident et récupère la différence. Et l’olé hadash qui achète son seul logement entre un an avant et sept ans après l’alya paie 0 % jusqu’à 1 978 745 ₪ puis 0,5 % jusqu’à 6 055 070 ₪, pour les achats du 15 août 2024 au 15 janvier 2028. Pour une famille qui hésite sur l’alya, cette seule règle vaut 160 000 ₪ sur un bien à 2 M₪ ; voir acheter en tant qu’olé. Tous les cas sont sur le guide de la mas rechisha, et le calculateur donne votre chiffre.

Exemple chiffré : un 4 pièces à 2 M₪ à Netanya, acheté depuis Lyon

4 pièces, 105 m² bruts, Kiryat HaSharon, Netanya : 2 000 000 ₪ (≈ 500 000 € à 4,00 ₪/€)Résidents français, sans nationalité israélienne, revenus nets 6 000 € par mois, apport financé par un prêt sur la résidence principale, mashkanta 50 % sur 25 ans
Apport (50 %)1 000 000 ₪ (≈ 250 000 €)
Mas rechisha non-résident (8 %)160 000 ₪
Avocat (≈ 0,75 % + TVA 18 %)≈ 17 700 ₪
Agence (2 % + TVA)≈ 47 200 ₪
Courtier mashkanta, expertise, frais de dossier, mise en place des assurances≈ 16 000 ₪
Notaire, apostille, traductions, coursier≈ 3 000 ₪
Change (courtier, 0,4 % sur 1,24 M₪)≈ 5 000 ₪
Fonds à faire venir de France≈ 1 249 000 ₪ (≈ 312 000 €)
Mashkanta 1 000 000 ₪, mix ⅓ prime / ⅓ fixe / ⅓ indexé≈ 5 850 ₪ / mois (≈ 1 460 €)
Revenus lus par la banque (6 000 € × 4,00 × décote 15 %)≈ 20 400 ₪
Taux d’effort29 % : dossier finançable

Le même couple en alya dans l’année paierait 106 ₪ de mas rechisha au lieu de 160 000 ₪ et pourrait emprunter 75 % : les fonds propres tombent à 590 000 ₪ environ. Via une banque à 2 % de marge au lieu d’un courtier, la ligne « change » passerait de 5 000 à 25 000 ₪. Chaque ligne est détaillée sur la page frais d’achat.

Procuration depuis la France : notaire et apostille, ou consulat

Aucune signature n’exige votre présence en Israël. L’avocat signe le contrat, la déclaration de mas rechisha et les documents d’inscription grâce à un yipui koach (procuration) qu’il rédige en hébreu, avec traduction française, limité à cet achat. Pour qu’un document signé en France soit valable en Israël :

  1. Notaire français + apostille. Le notaire certifie votre signature sur le texte envoyé par l’avocat (50 à 150 € selon l’étude ; il ne rédige rien). Puis la cour d’appel dont dépend le notaire appose l’apostille de la Convention de La Haye de 1961, gratuitement, en quelques jours à deux semaines, sur place ou par courrier. Israël et la France sont tous deux parties à la convention : aucune légalisation consulaire supplémentaire. Depuis 2025, la réforme confiant l’apostille aux notaires se déploie progressivement ; votre notaire vous dira s’il peut l’apposer lui-même.
  2. Consulat d’Israël. Signature devant le consul, qui authentifie la signature sur le texte hébreu de l’avocat ; aucune apostille n’est nécessaire. Le consulat général à Paris (rue Rabelais) et celui de Marseille prennent rendez-vous en ligne ; les créneaux peuvent être à deux à quatre semaines. Frais de quelques dizaines d’euros, document remis le jour même. Les Belges passent par l’ambassade à Bruxelles, les Suisses par l’ambassade à Berne.
  3. Envoyer l’original. Le tabou et les banques exigent l’original signé, pas un scan. Un coursier suivi met 2 à 4 jours ; conservez une copie certifiée.

Les documents de prêt et le questionnaire médical de l’assurance vie suivent les mêmes deux voies ; certaines banques imposent leur propre modèle de procuration, à demander avant le rendez-vous. La page procuration et achat à distance détaille les pouvoirs à donner et ceux à exclure.

Fiscalité française d’un bien en Israël, à grands traits

À l’achat, rien : aucun impôt français, aucun droit d’enregistrement, aucune déclaration du bien lui-même. Le fisc apprend l’existence du compte israélien par l’échange CRS, d’où l’importance de le déclarer vous-même.

Le compte bancaire israélien se déclare chaque année sur le formulaire 3916 (ou 3916-bis) joint à la déclaration de revenus, dès l’ouverture, même sans mouvement. L’oubli coûte 1 500 € par compte et par an, 10 000 € si le pays n’a pas de convention d’assistance, ce qui n’est pas le cas d’Israël.

L’IFI : un résident fiscal français est imposable sur son patrimoine immobilier mondial. Le bien israélien, net du crédit qui l’a financé, s’ajoute aux biens français ; si l’ensemble dépasse 1,3 M€ au 1er janvier, l’IFI est dû sur la fraction au-delà de 800 000 €, de 0,5 à 1,5 %. Un couple qui détient une résidence principale à 900 000 € (abattement de 30 %, soit 630 000 € retenus) et un appartement à Netanya à 500 000 € financé à moitié reste sous le seuil ; le même couple sans crédit le dépasse.

Les loyers : la convention fiscale France–Israël de 1995 donne le droit d’imposer les revenus immobiliers à l’État où se situe le bien. Israël taxe le loyer (10 % forfaitaire sur le brut pour un non-résident, ou barème réel avec charges). La France les déclare quand même (formulaire 2047 puis 2044) et accorde un crédit d’impôt égal à l’impôt français : vous ne payez pas deux fois, mais le revenu compte pour le taux effectif et les prélèvements sociaux ne s’appliquent pas. À la revente, même mécanisme pour la plus-value, taxée en Israël (mas shevach) et neutralisée en France par crédit d’impôt. Les successions relèvent de la convention de 1963, l’une des rares à couvrir les droits de succession. Pour tout le volet fiscal, France comme Israël, voir Shekel Guide, et faites valider votre situation par un expert-comptable ou un avocat fiscaliste avant de signer.

Depuis la Belgique ou la Suisse

Belgique

Mêmes principes qu’en France côté israélien. Côté belge, le compte étranger se déclare au Point de contact central de la Banque nationale et dans la déclaration IPP (case prévue), et le bien immobilier à l’étranger doit être signalé à l’administration dans les quatre mois de l’achat, qui lui attribue un revenu cadastral fictif depuis la réforme de 2021. La convention Belgique–Israël de 1972 exonère en Belgique les revenus du bien, avec réserve de progressivité. Pas d’impôt sur la fortune en Belgique. La procuration se signe devant un notaire belge puis apostille au SPF Affaires étrangères (procédure électronique eLegalization), ou à l’ambassade d’Israël à Bruxelles.

Suisse

Un résident suisse déclare le bien israélien dans sa déclaration cantonale : il entre dans la fortune imposable (à sa valeur fiscale, moins la dette hypothécaire) et sa valeur locative ou ses loyers dans le revenu, mais uniquement pour fixer le taux (exonération avec réserve de progressivité selon la convention Suisse–Israël de 2003). Les banques suisses prêtent rarement sur un bien à l’étranger ; l’augmentation d’une hypothèque existante sur un bien suisse est le montage habituel. Apostille auprès de la chancellerie d’État du canton du notaire, ou signature à l’ambassade d’Israël à Berne. Les virements CHF→ILS passent par les mêmes courtiers en devises, avec un marché à terme très liquide.

Les villes des francophones

Villes à forte présence francophone, prix indicatifs 2026 (moyennes Lamas T1 2026 et annonces observées, m² bruts)
VilleQuartiers₪/m² typiquePourquoi les francophones y achètent
NetanyaKiryat HaSharon, Ir Yamim, Nof HaTayelet, Poleg, centre-ville22 000–45 000Première ville française d’Israël ; bord de mer, neuf sur la falaise, +8,2 % sur un an.
AshdodMarina, quartiers Youd Alef, Youd Bet, City18 000–32 000Communauté française massive, prix d’entrée bas, plage, 35 minutes de Tel Aviv.
JérusalemBaka, Katamon, Rehavia, Moshava Germanit, Bayit VeGan, Arnona32 000–60 000Vie communautaire, synagogues et écoles francophones ; appartement moyen 3,1 M₪.
RaananaLev HaPark, centre, Neve Zemer30 000–50 000Banlieue résidentielle très francophone, écoles, 25 minutes de Tel Aviv.
Tel AvivNord ancien, Neve Tzedek, Florentin, Bavli45 000–90 000Investissement et pied-à-terre ; appartement moyen 4,59 M₪, +10,3 % sur un an.
Bat YamFront de mer, Ramat Yosef, projets pinui-binui20 000–38 000Tel Aviv à prix réduit, renouvellement urbain massif, −2,5 % sur un an : fenêtre d’achat.

Le prix au m² se calcule sur la surface brute (murs, balcon, quote-part des communs), 15 à 20 % au-dessus de la surface habitable au sens de la loi Carrez. La page prix par ville donne le tableau Lamas complet.

Les pièges propres à un acheteur de France

  • Convertir par sa banque. 2 % de marge sur 300 000 €, c’est 6 000 €. Passez par un courtier agréé.
  • Laisser le solde d’un 20/80 sans couverture pendant deux ans. L’euro bouge, la dette en shekels non. Couvrez-en une partie.
  • Une procuration générique. Le tabou la refuse. Le texte vient de l’avocat israélien, en hébreu, et passe par le notaire + apostille ou le consulat.
  • Croire qu’il y a un notaire en Israël. Il n’y en a pas au sens français : l’avocat fait tout, et le « notaire » israélien ne certifie que des signatures et des traductions. Choisissez un avocat indépendant du vendeur.
  • Signer un zikaron dvarim pendant un séjour. Ce pré-accord est engageant et lance le compte à rebours de la mas rechisha. Les vérifications au tabou d’abord.
  • Oublier le 3916 et l’IFI. La banque israélienne déclare votre compte à la DGFiP par CRS ; un compte non déclaré se voit.
  • Compter sur 75 % de financement. 50 % est le plafond pratique sans nationalité israélienne ; dimensionnez l’apport en conséquence.

Questions fréquentes

Un Français non juif et non israélien peut-il acheter en Israël ?

Oui. Aucune condition de nationalité, de résidence ni de religion ne s’applique à l’achat d’un logement. Un résident français signe le même contrat et s’inscrit au même registre foncier qu’un Israélien. Ce qui change avec le statut : la mas rechisha (8 % dès le premier shekel au lieu d’une première tranche à 0 %), le plafond de mashkanta (50 % au lieu de 75 %) et les déclarations fiscales des deux côtés.

Vaut-il mieux une mashkanta ou un crédit en France ?

La mashkanta non-résident finance 50 % du prix sur 30 ans maximum, à 5,0-5,5 % en fixe ou prime 4,75 % moins une marge, avec un dossier lourd et 4 à 8 semaines de traitement. Un crédit en France (prêt hypothécaire sur un bien que vous possédez, rachat de crédit, prêt personnel) est plus rapide, souvent moins cher, sans paperasse israélienne, mais il crée une dette en euros adossée à un actif en shekels et mobilise votre patrimoine français. Beaucoup d’acheteurs combinent : apport financé en France, mashkanta à 50 % pour le reste.

Quelle mas rechisha pour un Français sur un bien à 2 M₪ ?

160 000 ₪ : 8 % sur la totalité du prix, puisqu’un non-résident est taxé au barème « logement supplémentaire », sans tranche à 0 %. Un résident achetant son seul logement paierait environ 750 ₪, et un olé hadash environ 100 ₪. L’acheteur qui devient résident israélien dans les deux ans et dont c’est le seul logement peut demander la requalification au barème résident.

Une procuration signée chez un notaire français est-elle valable en Israël ?

Oui, après apostille. Le notaire certifie votre signature sur le texte hébreu rédigé par l’avocat israélien (50 à 150 € en général), puis la cour d’appel dont dépend le notaire appose l’apostille de la Convention de La Haye, gratuitement, en quelques jours à deux semaines selon la cour. L’alternative est la signature au consulat d’Israël à Paris ou à Marseille, qui dispense d’apostille. Un formulaire de procuration générique en français est refusé au tabou.

Que dois-je déclarer en France après l’achat ?

Le compte bancaire israélien, sur le formulaire 3916 joint à la déclaration de revenus (amende de 1 500 € par compte non déclaré). Le bien lui-même entre dans l’IFI si votre patrimoine immobilier net mondial dépasse 1,3 M€ au 1er janvier. Les loyers se déclarent en France (formulaire 2047) avec un crédit d’impôt égal à l’impôt français, selon la convention France–Israël. L’achat lui-même ne déclenche aucun impôt français.

Combien de temps prend un achat depuis la France ?

Comptez 3 à 6 mois pour un bien ancien : deux semaines pour mandater l’avocat, signer la procuration et caler le financement, quatre à six semaines de recherche en visio ou avec un séjour de 4-5 jours, deux semaines de vérifications, puis 2 à 4 mois entre le contrat et les clés. Une mashkanta non-résident ajoute 4 à 8 semaines à l’intérieur de cette fenêtre. Sur plan, 1 à 5 ans, avec des retards de 6 à 12 mois fréquents.

Comment nous travaillons

Chaque montant, barème et taux de cette page est vérifié sur la source officielle citée en bas de page et daté. Quand un barème ou un taux change, la page est mise à jour dans les jours qui suivent. Notre méthodologie.

Sources

  1. Autorité des impôts d’Israël – barème de la mas rechisha en vigueur depuis le 16 janvier 2025, gelé jusqu’au 15 janvier 2028
  2. Banque d’Israël – supervision bancaire : plafonds de financement des prêts au logement et obligations d’identification des clients
  3. Ministère israélien des Affaires étrangères – services consulaires en France : authentification de signatures et procurations
  4. impots.gouv.fr – déclaration des comptes ouverts à l’étranger (formulaire 3916) et revenus de source étrangère (2047)

Un avocat francophone qui mène l’achat pendant que vous restez en France

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