
Acheter un bien immobilier en Israël en 2026 : étapes, coûts et délais
En Israël, il n’y a pas de notaire : c’est votre avocat qui vérifie le bien, rédige le contrat et vous inscrit au registre. Tout le monde peut acheter, quelle que soit sa nationalité ou sa religion. Le reste suit un ordre précis, avec des délais courts et des engagements qui arrivent plus tôt qu’en France. Voici l’ensemble du parcours : qui peut acheter, les huit étapes, ce que ça coûte sur un exemple réel, combien de temps ça prend, comment le financer, comment le faire depuis l’étranger et où chercher.
La réponse en bref
Tout le monde peut acheter un bien immobilier en Israël, résident ou non, juif ou non. L’achat suit huit étapes : recherche et offre, zikaron dvarim (pré-accord déjà engageant), vérifications de l’avocat au tabou (1 à 3 semaines), mashkanta (2 à 6 semaines, en parallèle), heskem mechira (contrat de vente, acompte de 10 à 20 %), paiements selon l’échéancier, mas rechisha sous 60 jours, puis clés et inscription au tabou. Prévoyez 5 à 12 % de frais en plus du prix : sur un appartement à 2,5 M₪, environ 117 351 ₪ pour un résident achetant son seul logement et 299 250 ₪ pour un non-résident, l’écart venant de la taxe d’achat à 8 %. Délais : 2 à 6 mois dans l’ancien, 1 à 5 ans sur plan. Pas de notaire : l’avocat fait tout, pour 0,5 à 1 % + TVA.
Les chiffres à retenir, novembre 2026
- Acompte à la signature
- 10–20 %
- Délai ancien, pré-accord → clés
- 2–6 mois
- Délai sur plan
- 1–5 ans
- Déclaration / paiement mas rechisha
- 30 / 60 j
- Taxe d’achat non-résident
- 8 % dès le 1er shekel
- Frais totaux au-delà du prix
- 5–12 %
Qui peut acheter un bien en Israël
Tout le monde. Le droit israélien ne pose aucune condition de nationalité, de religion ni de résidence à l’achat d’un appartement ou d’une maison privée : un touriste, une société étrangère, un acheteur non juif et un citoyen vivant à Paris sont inscrits au tabou de la même façon. Ce que votre statut change, ce n’est pas le droit d’acheter mais le prix de l’achat : la taxe d’achat, la part que la banque finance, la nécessité d’un compte bancaire israélien et la façon de signer. La seule vraie exception concerne les terres de l’État louées par le Minhal (Autorité foncière) : certains baux longs restreignent le transfert aux non-résidents, et l’avocat le vérifie dès la première semaine.
| Poste | Non-résident | Olé hadash | Résident israélien |
|---|---|---|---|
| Droit d’acheter | Oui, sans restriction | Oui | Oui |
| Taxe d’achat, seul logement | 8 % jusqu’à 6,06 M₪, 10 % au-delà | 0 % jusqu’à 1,98 M₪, 0,5 % jusqu’à 6,06 M₪ | 0 % jusqu’à 1,98 M₪, puis 3,5 % / 5 % |
| Taxe d’achat, logement supplémentaire | 8 % / 10 % | 8 % / 10 % | 8 % / 10 % |
| Financement maximal (LTV) | 50 % en pratique ; 70-75 % si citoyen | jusqu’à 75 % | 75 % premier logement, 70 % remplacement, 50 % investisseur |
| Compte bancaire israélien | Seulement si emprunt ; ouverture à distance | Oui, ouvert à l’arrivée | Oui |
| Signature | Procuration ou consulat | Sur place ou procuration | Sur place |
| Devenir résident sous 2 ans | Taxe requalifiée, différence remboursée | — | — |
Les réponses complètes sont sur trois pages : un étranger peut-il acheter en Israël, faut-il être juif ou citoyen israélien pour acheter, et pour les nouveaux immigrants acheter en tant qu’olé. Une question de calendrier compte plus que le reste : si l’alya est une option sérieuse, elle se décide avant le contrat, car le barème olé sur un appartement à 2,5 M₪ vaut 197 394 ₪ par rapport au taux non-résident.
Le parcours en un coup d’œil
- 1Recherche et visiteSeul, avec une agence, ou à distance en visio.
- 2Zikaron dvarimUn pré-accord écrit qui engage déjà. Signez-le avec votre avocat, pas avant.
- 3Vérifications de l’avocatTabou, hypothèques, taba, dettes, permis. Pas de notaire en Israël.
- 4MashkantaAccord de principe avant le contrat, dossier complet après.
- 5Contrat de venteHeskem mechira signé, acompte versé, échéancier fixé.
- 6Paiement et clésSolde, mas rechisha sous 60 jours, inscription au tabou.
Trois différences avec un achat en France structurent tout le reste. Il n’y a pas de notaire : chaque partie a son avocat, et c’est le vôtre qui fait les vérifications, rédige ou négocie le contrat, déclare la taxe et vous inscrit au registre. Le « notaire » israélien existe, mais il ne fait qu’authentifier des signatures et des traductions. L’engagement arrive tôt : un simple pré-accord manuscrit peut valoir contrat. Le registre est public et consultable en ligne : le tabou (registre foncier) donne en quelques minutes le nom du propriétaire, les hypothèques et les droits inscrits, ce qui rend les vérifications rapides si l’avocat sait où regarder. Il n’y a ni compromis ni délai de rétractation de dix jours : le contrat fixe lui-même l’échéancier et la date de livraison. Les huit étapes ci-dessous suivent cet ordre.
1. Recherche, visite et offre
Qui : vous, seul ou avec une agence ; votre courtier mashkanta pour l’accord de principe. Délai : 2 à 8 semaines. Coût : rien à ce stade, l’agence se paie à la signature (2 % + TVA, souvent négociable à 1-1,5 %).
Avant la première visite, fixez le budget total, pas le prix : ajoutez 5 à 12 % de frais selon votre statut (voir tous les frais), dont la taxe d’achat qui va de 0 % pour un résident achetant son seul logement à 8 % pour un non-résident. Si vous empruntez, obtenez un ishur ekroni (accord de principe) avant de négocier : il est gratuit, valable 24 jours renouvelables et vous évite de vous engager sur un bien que la banque ne financera pas. L’apport minimal selon votre statut est détaillé dans quel apport faut-il pour acheter.
En Israël, les annonces affichent une surface brute : murs, balcon et quote-part des parties communes compris. Comptez 15 à 20 % de moins en surface habitable au sens français (voir surface brute ou nette). Comparez les prix au m² à surface brute égale, et demandez le nombre de pièces (les Israéliens comptent le salon : un « 4 pièces » a trois chambres). Deux questions de plus dès la première visite : l’immeuble a-t-il un mamad (pièce sécurisée, obligatoire depuis 1992 et absente de la plupart de l’ancien) et le bien est-il inscrit au tabou, au Minhal ou dans une société de logement.
L’offre se fait oralement ou par écrit, via l’agence. Le vendeur accepte, refuse ou contre-propose. Tant que rien n’est signé, chacun peut se retirer. C’est la dernière étape sans conséquence juridique.
Pour les prix par ville et par quartier, voir Jérusalem et Netanya, les deux premières destinations des acheteurs francophones, et le tableau des villes plus bas sur cette page.
2. Le zikaron dvarim : un pré-accord qui engage déjà
Qui : les deux parties, idéalement en présence de leurs avocats. Délai : le jour de l’accord. Coût : inclus dans les honoraires de l’avocat. Piège : le signer sans avocat.
Le zikaron dvarim (littéralement « mémoire des choses ») est un protocole d’accord d’une page qui fixe les parties, le bien, le prix, la date de livraison et parfois un acompte symbolique. Beaucoup d’agences le proposent le jour même pour « bloquer » le bien. Le problème : en droit israélien, un document signé qui contient ces éléments est un contrat de vente. Celui qui se retire ensuite s’expose à des dommages et intérêts, voire à l’exécution forcée. Et le document déclenche le compte à rebours fiscal : la date du zikaron dvarim peut être retenue comme date d’achat pour la mas rechisha.
Deux façons de faire proprement. Soit votre avocat relit et complète le zikaron dvarim avant signature, en y ajoutant une condition suspensive (résultat des vérifications, obtention du crédit) et en limitant l’acompte. Soit vous le remplacez par une lettre d’intention explicitement non engageante, qui réserve le bien quelques jours pendant que l’avocat vérifie. Un vendeur sérieux accepte l’une ou l’autre.
3. Les vérifications de l’avocat
Qui : votre avocat. Délai : 1 à 3 semaines. Coût : inclus dans ses honoraires (0,5 à 1 % du prix + TVA 18 %, avec souvent un minimum de 8 000 à 12 000 ₪). Piège : accepter l’avocat du vendeur ou de l’agence « pour aller plus vite ».
C’est l’étape qui remplace le travail du notaire français, en plus court. L’avocat tire d’abord le nesach tabou (extrait du registre foncier) et y lit : qui est propriétaire et à quel titre, s’il existe des hypothèques, des saisies, des servitudes, des hearat azhara (notes d’avertissement inscrites par un précédent acheteur ou une banque) et si la parcelle est bien divisée en lots. Si le bien n’est pas au tabou mais au Minhal (Autorité foncière, terres de l’État en bail long) ou chez une société de logement (hevra meshakenet), les vérifications passent par ces organismes et prennent plus de temps.
- Urbanisme : le permis de construire et le plan d’aménagement (taba) correspondent-ils à ce qui est vendu ? Une véranda fermée, une pièce sur le toit ou un sous-sol aménagé sans permis sont fréquents et peuvent entraîner une obligation de démolition.
- Dettes : arnona (taxe municipale), eau, vaad bayit (charges de copropriété), et pour les terres du Minhal, les redevances dues à l’État.
- Fiscalité du vendeur : l’avocat s’assure que le vendeur obtiendra son attestation d’exonération ou de paiement de la mas shevach (plus-value) ; sans elle, le transfert au tabou est bloqué.
- État du bien : l’avocat ne le vérifie pas. Une inspection technique (bedek bayit, 1 500 à 3 000 ₪) est votre affaire, et elle vaut l’argent dans l’ancien.
Pour un acheteur à l’étranger, c’est aussi à cette étape que l’avocat prépare la procuration qui lui permettra de signer à votre place. Les vérifications varient d’une ville à l’autre : terres d’Église et Minhal à Jérusalem, TAMA 38 et neuf à Tel Aviv.
4. La mashkanta, en parallèle
Qui : vous, la banque, éventuellement un courtier (yoets mashkanta). Délai : 2 à 4 semaines pour un résident, 4 à 8 pour un non-résident. Coût : courtier 6 000 à 15 000 ₪ ou 0,5 à 1 % du prêt ; expertise 600 à 1 500 ₪ ; frais de dossier bancaire ≈ 0,25 % du prêt, négociables.
La mashkanta (crédit immobilier) se monte pendant que l’avocat vérifie, et le contrat de vente ne se signe qu’avec l’accord de principe en poche. La Banque d’Israël plafonne le financement à 75 % pour un premier logement de résident, 70 % pour un logement de remplacement, 50 % pour un investisseur, et les banques appliquent 50 % aux non-résidents, 70-75 % s’ils sont citoyens israéliens ou en alya sous deux ans (conditions détaillées dans la page mashkanta pour olim). Au moins un tiers du prêt doit être à taux fixe. Le taux prime est à 4,75 % en novembre 2026. Il n’existe pas de prêt à taux fixe unique sur 25 ans comme en France : une mashkanta est un mélange de paniers, et la part variable est la norme.
Après le contrat, la banque mandate un shamai (expert) et prête sur la plus basse des deux valeurs entre le prix et l’expertise. Elle exige une assurance vie et une assurance du bien, puis vire les fonds directement au vendeur selon l’échéancier du contrat. Elle inscrit en échange une hypothèque ou une hearat azhara à son profit au tabou. Détails et taux dans le guide de la mashkanta, et pour un acheteur à l’étranger dans la page mashkanta pour non-résidents. Pour chiffrer une mensualité : le simulateur. Les règles de financement sont résumées dans la section financement plus bas.
5. Le heskem mechira : contrat de vente, acompte, hearat azhara
Qui : les deux avocats rédigent et négocient, les parties signent. Délai : 2 à 5 semaines après le pré-accord. Coût : acompte de 10 à 20 % du prix ; honoraires d’agence exigibles à la signature. Piège : un échéancier incompatible avec le déblocage bancaire.
Le heskem mechira (contrat de vente) fait 15 à 30 pages. Il fixe le prix, l’échéancier des paiements, la date de remise des clés, les pénalités de retard des deux côtés (souvent 0,5 % du prix par semaine, ou un forfait journalier), les inclusions (climatiseurs, cuisine, placards), l’état des lieux et la répartition des taxes. L’avocat du vendeur rédige le plus souvent le premier projet ; le vôtre le corrige. Un point à exiger : les paiements intermédiaires doivent partir sur un compte fiduciaire (neemanout) ou contre une garantie, tant que le vendeur n’a pas levé ses hypothèques.
Dans les jours qui suivent la signature, votre avocat inscrit une hearat azhara à votre nom au tabou. Cette note d’avertissement interdit au vendeur de vendre à quelqu’un d’autre ou d’hypothéquer le bien sans votre accord. C’est votre protection principale jusqu’au transfert de propriété, et c’est pour cela que l’acompte ne doit jamais être versé avant qu’elle soit inscrite ou garantie.
Le contrat déclenche l’horloge fiscale : 30 jours pour déposer la déclaration de mas rechisha, 60 jours pour la payer. Pour un bien à 2,8 M₪, un non-résident doit donc avoir 224 000 ₪ disponibles deux mois après la signature, en plus de l’acompte. Chiffrez votre cas avec le calculateur de mas rechisha.
6. Les paiements selon l’échéancier du contrat
Qui : vous (ou la banque pour la part financée), les deux avocats. Délai : 1 à 4 mois après le contrat dans l’ancien ; selon la construction sur plan. Coût : le solde du prix.
Un échéancier type dans l’ancien se lit 15 % à la signature, 35 % à 45 jours, le solde à la remise des clés ; certains vendeurs demandent 20 % puis 80 % aux clés. Les fonds de la banque arrivent directement chez le vendeur, jamais sur votre compte, et seulement une fois son propre crédit soldé ou contre une lettre de sa banque (mikhtav kavanot) indiquant le montant exact de la mainlevée. Chaque versement intermédiaire doit partir en fiducie ou contre garantie tant que l’hypothèque du vendeur n’est pas levée et que votre hearat azhara n’est pas inscrite.
Les virements depuis l’étranger passent le filtre anti-blanchiment : chaque somme doit avoir une origine documentée (relevés d’épargne, vente d’un bien, acte de donation, contrat de prêt familial). Préparez la chaîne de justificatifs avant le premier virement ; un virement sans histoire lisible bloque un dossier plusieurs semaines. Entre le contrat et le solde, l’euro peut bouger de 3 à 5 % face au shekel : beaucoup d’acheteurs figent un taux à terme chez un courtier de change le jour de la signature.
Sur plan (voir acheter sur plan à un promoteur), cette étape s’étale sur toute la construction : versements par étape de chantier ou 20/80, chacun couvert par une garantie bancaire ou une assurance de la loi de vente, et solde indexé au madad tshumot habniya (indice du coût de la construction).
7. La mas rechisha (taxe d’achat)
Qui : votre avocat déclare, vous payez. Délai : déclaration sous 30 jours après le contrat, paiement sous 60 jours. Coût : 0 à 10 % du prix selon le statut.
La mas rechisha est la seule taxe que paie l’acheteur, et c’est là que le statut fait la plus grande différence. Un résident achetant son seul logement ne paie rien jusqu’à 1 978 745 ₪, puis 3,5 % jusqu’à 2 347 040 ₪ et 5 % jusqu’à 6 055 070 ₪. Un non-résident, un investisseur ou tout acheteur d’un logement supplémentaire paie 8 % dès le premier shekel jusqu’à 6 055 070 ₪ et 10 % au-delà. Un olé hadash achetant son seul logement entre le 15 août 2024 et le 15 janvier 2028 paie 0 % jusqu’à 1 978 745 ₪ puis 0,5 % jusqu’à 6 055 070 ₪. Ces seuils sont gelés jusqu’au 15 janvier 2028.
L’avocat dépose la déclaration en ligne auprès de l’Autorité des impôts ; vous payez via son site ou votre banque israélienne. Tout retard entraîne intérêts et indexation. L’attestation de paiement (ishur mas rechisha) fait partie des documents exigés par le tabou pour l’inscription définitive : impossible de la contourner. Barème complet et exemples chiffrés par statut dans la page mas rechisha 2026 ; les non-résidents ont leur propre réponse dans quelle taxe d’achat pour un non-résident.
8. Remise des clés et inscription au tabou
Qui : les deux avocats, vous ou votre mandataire. Délai : les clés à la date contractuelle ; l’inscription quelques semaines à plusieurs mois plus tard. Coût : quelques centaines de shekels de frais de registre ; 2 000 à 6 000 ₪ de traductions et de procuration pour un acheteur à l’étranger.
- Attestations du vendeur. Mas shevach (plus-value) réglée ou exonérée, arnona et eau à jour, vaad bayit soldé, taxe de valorisation municipale (hetel hashbaha) réglée, hypothèque levée.
- Remise des clés. Contre le dernier paiement : état des lieux, relevés des compteurs, remise des clés et des télécommandes de parking. Le bien est à vous de fait à partir de ce jour ; l’arnona et les charges passent à votre nom.
- Inscription au tabou. L’avocat dépose l’acte de transfert (shtar mecher) avec toutes les attestations. Le registre inscrit la propriété à votre nom, et l’hypothèque de votre banque si vous avez emprunté, puis radie les hearat azhara. Délai : quelques semaines à trois mois, plus long au Minhal ou chez une société de logement.
Sur plan, les clés s’accompagnent d’un protocole de réserves et d’une année de garantie (shnat bedek), et l’inscription au tabou suit souvent 1 à 3 ans plus tard, une fois la parcelle divisée en lots. D’ici là, vos droits reposent sur la garantie de la loi de vente et sur la hearat azhara.
Qui fait quoi : acheteur, avocat, agence, courtier, expert, banque
Six acteurs interviennent dans un achat israélien, et la répartition des rôles n’est pas celle qu’un acheteur français attend. L’avocat porte l’essentiel du poids juridique ; l’agence vend, rien de plus ; la banque fait ses propres vérifications par son propre expert.
| Qui | Fait | Ne fait pas | Honoraires |
|---|---|---|---|
| Vous (l’acheteur) | Fixer le budget, visiter, négocier, choisir l’avocat, documenter les fonds, payer la taxe, assurer le bien | Rédiger ou déclarer quoi que ce soit | — |
| Votre avocat | Vérifications du titre, zikaron dvarim et contrat, hearat azhara, déclaration de mas rechisha, fiducie, procuration, inscription au tabou | Inspecter l’immeuble, négocier le prix, trouver le bien | 0,5–1 % + TVA, min. 8 000–12 000 ₪ |
| Agence (metavech) | Trouve le bien, organise les visites, porte l’offre, rédige souvent le zikaron dvarim | Défendre vos intérêts juridiques ; son avocat n’est pas le vôtre | 2 % + TVA, négociable à 1–1,5 % |
| Courtier mashkanta (yoets mashkanta) | Monte le dossier, consulte plusieurs banques, négocie les marges et le mix de paniers, obtient l’accord de principe | Prêter ; décider du LTV | 6 000–15 000 ₪ ou 0,5–1 % du prêt |
| Expert (shamai) | Évalue le bien pour la banque ; signale les extensions sans permis et les écarts de surface | Travailler pour vous : mandaté et briefé par la banque | 600–1 500 ₪ |
| Banque | Accord de principe, offre définitive, fonds virés au vendeur, hypothèque inscrite au tabou | Vérifier le titre au-delà de son intérêt ; conseiller sur le contrat | ≈ 0,25 % de frais de dossier, négociables |
Deux absences sautent aux yeux. Il n’y a pas de notaire au sens français : le notaire israélien ne fait qu’authentifier des signatures et des traductions, et l’avocat immobilier fait le reste. Et il n’y a pas de diagnostic technique obligatoire : le bedek bayit est commandé et payé par l’acheteur, et la plupart des acheteurs à l’étranger s’en passent, à leurs dépens. Quand faire appel à un courtier, et ce qu’il vaut sur un dossier de non-résident, est dans courtier en mashkanta : à quoi il sert, combien il coûte.
Trois parcours : ancien, neuf livré, sur plan
Les huit étapes sont les mêmes, mais le contrat, les paiements, les garanties et les délais diffèrent selon ce que vous achetez. Le comparatif chiffré est dans neuf ou ancien ; voici ce qui change dans la procédure.
L’ancien (yad shniya)
Le parcours standard décrit plus haut : un vendeur particulier, deux avocats, un contrat de 15 à 30 pages négocié ligne à ligne, un acompte de 10 à 20 %, livraison sous 60 à 120 jours. Le prix est par nature hors TVA, l’appartement est déjà inscrit (ou devrait l’être), et vous voyez ce que vous achetez. Les risques sont physiques (extensions sans permis, plomberie ancienne, pas de mamad) et juridiques (un vendeur qui n’a pas soldé son crédit ou sa mas shevach). Une inspection technique et un avocat indépendant couvrent les deux. Délai : 2 à 6 mois.
Le neuf livré ou en fin de chantier
Acheter un appartement terminé à un promoteur (kablan) vous place sur son contrat standard, que votre avocat ne peut amender qu’à la marge, avec les honoraires de l’avocat du promoteur facturés à vous et plafonnés à environ 5 500 ₪ + TVA. Le prix inclut 18 % de TVA. Vous bénéficiez d’une année de garantie et des garanties de la loi de vente, mais l’inscription au tabou attend la division de la parcelle, souvent 1 à 3 ans. Délai du contrat aux clés : 1 à 6 mois.
Sur plan (al hanyar)
Le même contrat promoteur, signé 1 à 5 ans avant la livraison. Chaque versement est couvert par une garantie bancaire ou une assurance de la loi de vente ; le solde non payé est indexé à l’indice du coût de la construction (madad tshumot habniya), environ 2 à 4 % par an ces dernières années ; les échéanciers 20/80 (20 % à la signature, 80 % à la livraison) sont fréquents en 2025-2026 et laissent à un acheteur à l’étranger le temps d’organiser son financement ou son alya avant le solde. Des retards de 6 à 12 mois sont habituels, et le promoteur doit des pénalités à partir de 60 jours au-delà de la date contractuelle. La mas rechisha est due sous 60 jours après le contrat, des années avant les clés. Tout est dans acheter sur plan à un promoteur.
Ce que ça coûte : un appartement à 2 500 000 ₪, résident et non-résident
Le prix n’est que le début. Sur un appartement à 2,5 M₪, un 4 pièces à Netanya ou un 3 pièces dans un bon quartier de Jérusalem, voici chaque poste, avec la taxe d’achat calculée sur le barème 2026, l’avocat à 0,75 % + TVA, l’agence à 2 % + TVA, un courtier mashkanta, l’expert, les frais de dossier bancaire à 0,25 % du prêt (75 % de financement pour le résident, 50 % pour le non-résident), et les traductions et la procuration pour l’acheteur à l’étranger.
| Poste | Résident, seul logement | Non-résident |
|---|---|---|
| Mas rechisha (taxe d’achat) | 20 538 ₪ | 200 000 ₪ |
| Avocat, 0,75 % + TVA | 22 125 ₪ | 22 125 ₪ |
| Agence, 2 % + TVA | 59 000 ₪ | 59 000 ₪ |
| Courtier mashkanta | 10 000 ₪ | 10 000 ₪ |
| Expert (shamai) | 1 000 ₪ | 1 000 ₪ |
| Frais de dossier bancaire, 0,25 % du prêt | 4 688 ₪ | 3 125 ₪ |
| Traductions, procuration, apostille | — | 4 000 ₪ |
| Total des frais | 117 351 ₪ (4,7 %) | 299 250 ₪ (12,0 %) |
| Fonds propres nécessaires (apport + frais) | 742 351 ₪ | 1 549 250 ₪ |
L’écart entre les deux colonnes vient presque entièrement de la taxe d’achat : 179 462 ₪ sur ce prix. Un olé achetant le même appartement comme seul logement paierait 2 606 ₪. Un acheteur comptant économise le courtier, l’expert et les frais bancaires, soit environ 14 125 ₪, et celui qui négocie l’agence à 1,5 % gagne 14 750 ₪. Trois prix et deux statuts, poste par poste, sont dans combien coûte vraiment un achat ; votre propre chiffre dans le calculateur de mas rechisha.
Qui paie quoi
| Poste | Acheteur | Vendeur | Ordre de grandeur |
|---|---|---|---|
| Avocat | Le sien | Le sien | 0,5–1 % + TVA chacun |
| Agence | Oui, si elle l’a apporté | Oui, s’il a mandaté | 2 % + TVA chacun, négociable |
| Mas rechisha (taxe d’achat) | Oui | — | 0–10 % selon statut |
| Mas shevach (plus-value) | — | Oui | 25 % du gain, exonérations fréquentes |
| Hetel hashbaha (taxe de valorisation municipale) | — | Oui, sauf clause contraire | 50 % de la plus-value d’urbanisme |
| Courtier mashkanta, expertise, frais bancaires | Oui | — | 8 000–25 000 ₪ |
| Inscription de la hearat azhara et du transfert | Oui | — | quelques centaines de ₪ |
| Mainlevée de l’hypothèque du vendeur | — | Oui | frais bancaires |
| Arnona, eau, vaad bayit | À partir des clés | Jusqu’aux clés | prorata |
| Traductions, procuration, apostille | Oui, si à l’étranger | — | 2 000–6 000 ₪ |
| Sur plan : avocat du promoteur | Oui, plafonné | — | ≈ 5 500 ₪ + TVA |
Combien de temps ça prend : les délais jalon par jalon
Un achat dans l’ancien prend 2 à 6 mois de l’offre acceptée aux clés, la date de livraison étant fixée librement dans le contrat (60 à 120 jours est la norme). Sur plan, la livraison intervient 1 à 5 ans après la signature. Dans les deux cas, l’inscription définitive au tabou peut suivre les clés de plusieurs mois, ou de plusieurs années sur plan. Voici où passe le temps.
| Jalon | Ancien | Sur plan | Ce qui donne le rythme |
|---|---|---|---|
| Recherche et offre | 2–8 semaines | 1–4 semaines | L’offre de biens, vos visites, l’accord de principe |
| Vérifications de l’avocat | 1–3 semaines | 1–2 semaines | Tabou ou Minhal, permis, dettes du vendeur |
| Rédaction et signature du contrat | 2–5 semaines après le pré-accord | 1–3 semaines | La négociation ; le contrat promoteur est largement figé |
| Inscription de la hearat azhara | 2–7 jours après la signature | jours à semaines | Charge du tabou ; la garantie bancaire du promoteur vient d’abord |
| Mashkanta, de l’accord de principe aux fonds | 2–4 semaines résident, 4–8 non-résident | montée avant la livraison | Documents, expertise, signatures à l’étranger |
| Mas rechisha déclarée / payée | 30 / 60 jours | 30 / 60 jours | Délais légaux, à compter du contrat |
| Clés | 60–120 jours après la signature | 12–60 mois, plus 6–12 mois de retard usuel | Le contrat ; l’avancement du chantier |
| Inscription au tabou | 1–3 mois après les clés | 1–3 ans après les clés | Attestations ; parcelation de l’immeuble |
| De l’offre aux clés | 2–6 mois | 1–5 ans |
Deux calendriers types : un appartement ancien, un appartement sur plan
Dans l’ancien : 3 pièces à Netanya, 2 100 000 ₪
- Visite, offre acceptée. Lettre d’intention non engageante signée, l’avocat est mandaté le jour même.
- Nesach tabou, vérification du permis et des dettes, demande de l’ishur ekroni à deux banques via un courtier.
- Échange des projets de contrat entre avocats, accord de principe bancaire obtenu pour 1 050 000 ₪ (50 %, acheteur non-résident).
- Signature du heskem mechira, acompte de 15 % (315 000 ₪) en fiducie, hearat azhara inscrite 48 h plus tard.
- Expertise, offre définitive de la banque, assurances, signature des documents de prêt au consulat. Déclaration de mas rechisha déposée (168 000 ₪ à payer avant la semaine 12).
- Deuxième versement de 35 % depuis l’étranger, après contrôle d’origine des fonds.
- Déblocage de la banque, solde réglé, remise des clés par procuration à l’avocat.
- Inscription du transfert et de l’hypothèque au tabou.
Sur plan : 4 pièces à Jérusalem, 3 400 000 ₪, livraison contractuelle à 30 mois
- Réservation, examen du contrat promoteur par votre avocat (le promoteur a le sien, dont les honoraires vous sont facturés, plafonnés à ≈ 5 500 ₪ + TVA).
- Signature, premier versement de 20 % (680 000 ₪) contre garantie bancaire de la loi de vente. Déclaration de mas rechisha sous 30 jours, paiement sous 60.
- Soit échéancier par étapes de chantier (fondations, gros œuvre, toiture…), soit 20/80 : rien à payer jusqu’à la livraison. Le solde est indexé au madad tshumot habniya, environ 2 à 4 % par an ces dernières années.
- Montage de la mashkanta sur le solde ; la banque prête sur la valeur à l’achèvement.
- Livraison, souvent avec 6 à 12 mois de retard ; pénalités dues par le promoteur à partir de 60 jours au-delà de la date contractuelle. Protocole de réserves, année de garantie (shnat bedek).
- Division de la parcelle en lots (parcelation) puis inscription de votre appartement au tabou.
Financement : combien une banque prête, et dans quel ordre faire les choses
Trois règles gouvernent une mashkanta, et c’est la Banque d’Israël qui les fixe, pas les banques. D’abord, le plafond de financement dépend de votre profil. Ensuite, au moins un tiers du prêt doit être à taux fixe, et au plus deux tiers en variable (prime ou indexé au madad). Enfin, la mensualité doit rester dans 35 à 40 % des revenus nets du ménage ; 50 % est le maximum réglementaire, rarement accordé. Les revenus étrangers sont acceptés, convertis en shekels avec une décote de 10 à 20 % pour le risque de change.
| Profil | LTV max | Fonds propres sur 2,5 M₪, hors frais | Remarques |
|---|---|---|---|
| Résident, premier logement | 75 % | 625 000 ₪ | Seul logement, emprunteur vivant en Israël |
| Résident, logement de remplacement | 70 % | 750 000 ₪ | Logement actuel à vendre sous 18 mois |
| Investisseur (logement supplémentaire) | 50 % | 1 250 000 ₪ | Tout acheteur déjà propriétaire d’un logement en Israël |
| Olé hadash | jusqu’à 75 % | 625 000 ₪ | Certaines banques exigent que l’alya soit effective avant le déblocage |
| Non-résident, citoyen israélien | 70–75 % | 625 000 ₪–750 000 ₪ | Traité comme un résident si c’est son seul logement en Israël |
| Non-résident, citoyen étranger | 50 % en pratique | 1 250 000 ₪ | Politique de risque des banques, pas une loi ; négociable à la marge |
L’ordre compte autant que les chiffres. Obtenez l’accord de principe (ishur ekroni) avant de négocier, ne signez le contrat qu’avec lui en poche, et faites écrire par l’avocat un échéancier qui laisse à la banque le temps de débloquer : un versement intermédiaire à 30 jours quand la banque débloque à 45, c’est une pénalité que vous payez. Le taux prime est à 4,75 % en novembre 2026 (taux directeur 3,25 %), les paniers fixes non indexés sont entre 4,8 et 5,5 %, et la durée maximale est de 30 ans. Assurance vie et assurance du bien sont obligatoires. Les règles pour les acheteurs à l’étranger sont dans mashkanta pour non-résidents, pour les immigrants dans mashkanta pour olim, et la mensualité pour n’importe quel mix de paniers sort du simulateur de mashkanta.
Acheter depuis l’étranger, en six points
Environ un tiers des achats traités par les avocats avec lesquels nous travaillons sont signés par des acheteurs qui ne sont pas en Israël le jour J. La procédure est la même ; six choses s’organisent autrement.
- La procuration (yipui koach). Une procuration notariée et apostillée, ou signée au consulat d’Israël, permet à votre avocat de signer le contrat, la déclaration de taxe et, si la banque l’accepte, les documents de prêt. Limitez-la à un bien et à une fourchette de prix. Détails dans procuration et achat à distance.
- Le consulat. Les consulats d’Israël authentifient les signatures sur les procurations et les documents bancaires sans apostille ; réservez deux à quatre semaines à l’avance à Paris, Marseille, Bruxelles ou Genève.
- Le compte bancaire israélien. Inutile pour un achat comptant (les fonds vont sur le compte fiduciaire de l’avocat), indispensable pour une mashkanta. La plupart des banques l’ouvrent à distance pour un non-résident, par visio et procuration, en 1 à 3 semaines ; voir faut-il un compte bancaire israélien.
- Le change et les virements. Passez par un courtier de change plutôt que par votre banque (0,3 à 0,8 % contre 2 à 3 %), figez un taux à terme sur le solde, et documentez l’origine de chaque somme avant qu’elle parte.
- Les visites à distance. La visite en visio par l’agence est devenue standard ; ajoutez une inspection bedek bayit et, dans l’ancien, une personne de confiance sur place pour l’état des lieux aux clés. Les acheteurs qui ne viennent jamais sont une minorité, mais ils existent.
- Un avocat de confiance, indépendant du vendeur. Depuis l’étranger, l’avocat est vos yeux, votre signature et votre fiducie. Choisissez-en un qui répond dans votre langue et votre fuseau horaire, et qui n’est pas celui de l’agence ni du promoteur. Les critères sont dans comment choisir son avocat immobilier.
Le mode d’emploi complet est dans acheter en Israël depuis l’étranger, avec une page dédiée aux acheteurs de France, de Belgique et de Suisse (euros, IFI, déclaration 3916, procuration au consulat, crédit en France ou mashkanta).
Où acheter : sept villes que les acheteurs francophones regardent d’abord
Les prix varient du simple au triple d’une ville à l’autre, et la taxe d’achat suit le prix. Le tableau donne le prix moyen Lamas (bureau des statistiques) d’un appartement au premier trimestre 2026 quand il est publié, la fourchette typique au m² de l’ancien au neuf, et l’évolution sur un an quand elle est disponible. Chaque ville a sa page avec ses quartiers, ses projets et ses professionnels locaux.
| Ville | Prix moyen | ₪/m² | 1 an | Profil |
|---|---|---|---|---|
| Jérusalem | 3 100 000 ₪ | 28 000 ₪ – 60 000 ₪ | — | Ancien, terres d’Église et du Minhal, quartiers très francophones |
| Tel Aviv | 4 590 000 ₪ | 45 000 ₪ – 90 000 ₪ | +10,3 % | Prix les plus élevés du pays, beaucoup de neuf et de TAMA 38 |
| Netanya | — | 22 000 ₪ – 45 000 ₪ | +8,2 % | Neuf en front de mer, première destination des acheteurs de France |
| Raanana | — | 30 000 ₪ – 50 000 ₪ | — | Maisons et jardins, communauté anglophone et francophone |
| Herzliya | 3 850 000 ₪ | 30 000 ₪ – 80 000 ₪ | -2,9 % | Marina et Pituach dans le haut de gamme, ancien vers l’intérieur |
| Modiin | — | 24 000 ₪ – 34 000 ₪ | — | Ville planifiée entre Jérusalem et Tel Aviv, parc postérieur à 2000 |
| Ashdod | — | 18 000 ₪ – 32 000 ₪ | — | Ville portuaire, quartier de la Marina, prix d’entrée plus bas |
Quinze villes avec la taxe sur le prix médian sont comparées dans les prix de l’immobilier en Israël ville par ville. Deux rappels quand vous comparez : une moyenne de Jérusalem mélange des quartiers à 28 000 et à 60 000 ₪/m², et un prix dans le neuf inclut 18 % de TVA et un mamad, ce qu’un ancien des années 1970 n’a pas.
Les 10 erreurs qui coûtent de l’argent aux acheteurs
- Signer un zikaron dvarim « pour réserver » sans avocat. L’erreur la plus coûteuse et la plus fréquente chez les acheteurs étrangers : c’est un contrat, et il déclenche l’horloge fiscale.
- Prendre l’avocat recommandé par le vendeur, l’agence ou le promoteur. Il ne peut pas défendre les deux côtés. Un avocat indépendant coûte le même prix ; les critères sont dans comment choisir son avocat immobilier.
- Signer le contrat avant l’accord de principe bancaire. Les pénalités de retard de paiement sont immédiates et le vendeur n’a aucune raison d’attendre.
- Un échéancier plus rapide que la banque. Un versement intermédiaire à 30 jours quand la banque débloque à 45 : c’est vous qui payez la pénalité.
- Oublier la taxe dans la trésorerie. 60 jours après la signature, pas à la remise des clés : 200 000 ₪ sur un achat à 2,5 M₪ pour un non-résident.
- Sous-estimer le change. Entre l’accord et le solde, l’euro peut bouger de 3 à 5 %. Les courtiers de change permettent de figer un taux à terme.
- Acheter une surface brute en pensant surface habitable. 100 m² affichés, 80 à 85 m² au sol.
- Négliger le registre. Un bien au Minhal ou dans une société de logement se transfère plus lentement et parfois avec des frais ; un bien non encore divisé en lots (pas de tabou individuel) demande des garanties supplémentaires.
- Sauter l’inspection technique. L’avocat vérifie le titre, pas la plomberie. Un bedek bayit à 2 000 ₪ trouve le mur humide, le balcon sans permis et le mamad manquant avant la signature, pas après.
- Décider de l’alya ou de la résidence après le contrat. Le barème olé et la requalification en résident valent 179 462 ₪ sur 2,5 M₪ ; le calendrier se règle avant la signature, pas au moment de la déclaration.
Pour la fiscalité qui suit l’achat (loyers, plus-value, déclaration dans votre pays de résidence, IFI), voir Shekel Guide, notre site consacré à l’argent et aux impôts en Israël.
Douze mots d’hébreu que vous allez entendre
Tous les documents de l’achat sont en hébreu, et votre avocat utilisera ces mots même en français. La liste complète, avec l’orthographe hébraïque et l’équivalent français le plus proche, est dans le glossaire de l’immobilier israélien.
- Tabou
- Le registre foncier (lishkat rishum mekarkein). Public, en ligne ; le nesach tabou est l’extrait que votre avocat lit en premier.
- Zikaron dvarim
- Protocole d’accord d’une page, juridiquement engageant dès qu’il nomme les parties, le bien, le prix et la date.
- Heskem mechira
- Le contrat de vente, 15 à 30 pages, rédigé par les avocats ; il fixe l’échéancier et la date de livraison.
- Hearat azhara
- Note d’avertissement inscrite au tabou au nom de l’acheteur après la signature ; bloque toute autre vente ou hypothèque du bien.
- Mas rechisha
- Taxe d’achat, 0 à 10 % selon le statut ; déclaration sous 30 jours, paiement sous 60.
- Mashkanta
- Crédit immobilier. Un mélange de paniers (prime, fixe, indexé), au moins un tiers en fixe, jusqu’à 30 ans.
- Ishur ekroni
- Accord de principe d’une banque, gratuit, valable 24 jours, à obtenir avant de négocier.
- Shamai
- Expert agréé mandaté par la banque ; le prêt se calcule sur la plus basse des deux valeurs entre prix et expertise.
- Yoets mashkanta
- Courtier en crédit ; monte le dossier, consulte plusieurs banques, négocie les marges.
- Kablan
- Promoteur ou entrepreneur ; le vendeur dans un achat neuf ou sur plan.
- Madad
- Indice. L’indice des prix à la consommation pour les prêts indexés ; l’indice du coût de la construction (madad tshumot habniya) pour les soldes sur plan.
- Minhal
- L’Autorité foncière d’Israël, qui loue les terres de l’État en bail long ; un bien « au Minhal » est détenu en bail plutôt qu’en pleine propriété et se transfère plus lentement.
Ce qui change en 2027 et 2028
Trois dates à garder en tête si votre achat est à un ou deux ans. 15 janvier 2028 : les seuils de la taxe d’achat, gelés depuis le 16 janvier 2025 par la loi d’arrangements, doivent être de nouveau indexés sur l’inflation ; les seuils (1 978 745 ₪ pour la tranche à 0 % d’un seul logement, 6 055 070 ₪ pour la tranche à 8 %) devraient alors remonter légèrement, ce qui baisse la taxe à prix égal. La même date ferme le barème olé réduit (0,5 % jusqu’à 6 055 070 ₪) pour les achats postérieurs, sauf prolongation par le gouvernement ; un immigrant qui prévoit d’acheter doit considérer janvier 2028 comme une échéance. Côté taux, le taux directeur de la Banque d’Israël est à 3,25 % et le prime à 4,75 % en novembre 2026, avec une inflation à 1,6 % ; le marché attend une baisse lente au cours de 2027, ce qui plaide pour garder une large part prime maintenant et fixer plus tard. La TVA reste à 18 %. La page taux de mashkanta suit le taux directeur et les offres des banques mois par mois.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un zikaron dvarim, et est-il vraiment engageant ?
Le zikaron dvarim est un protocole d’une page qui nomme les parties, le bien, le prix et la date de livraison, souvent rédigé par l’agence le jour de l’offre. Les tribunaux israéliens le considèrent comme un contrat de vente, même écrit à la main sur un coin de table. Se retirer expose à des dommages et intérêts, parfois à l’exécution forcée, et sa date peut être retenue comme date d’achat pour la taxe. Ne le signez jamais sans votre avocat ; une lettre d’intention non engageante rend le même service.
Quel apport faut-il pour acheter en Israël ?
Deux chiffres différents. À la signature du contrat, l’acompte (premier versement) est en général de 10 à 20 % du prix, souvent 15 % dans l’ancien et 7 à 20 % sur plan. Sur l’ensemble de l’achat, vos fonds propres doivent couvrir au moins 25 % du prix pour un résident primo-accédant, 30 % pour un logement de remplacement et 50 % pour un investisseur ou un non-résident, plus 5 à 12 % de frais. Sur un appartement à 2,5 M₪, un non-résident doit donc disposer d’environ 1,55 M₪.
Quand faut-il payer la mas rechisha ?
La déclaration doit être déposée dans les 30 jours de la signature du contrat, et le paiement effectué dans les 60 jours. Au-delà, des intérêts et une indexation s’appliquent. L’avocat dépose la déclaration en ligne ; vous payez via le site de l’Autorité des impôts ou votre banque israélienne. Sur un achat à 2,5 M₪, un non-résident paie 200 000 ₪, un résident achetant son seul logement 20 538 ₪.
Faut-il être juif ou citoyen israélien pour acheter en Israël ?
Non. Aucune condition de religion, de nationalité ni de résidence ne s’applique à l’achat d’un bien privé en Israël ; le tabou inscrit des propriétaires de toutes nationalités. Ce qui change avec votre statut, c’est la taxe d’achat (8 % pour un non-résident contre 0 à 5 % pour un résident sur un seul logement), la part financée par la banque (50 % contre 75 %) et les formalités de signature à distance. La seule limite pratique concerne les terres de l’État en bail long (Minhal), dont certains baux restreignent le transfert aux non-résidents.
Peut-on acheter via une société ?
Oui, une société israélienne ou étrangère peut détenir un bien en Israël, mais elle n’a jamais droit au barème « seul logement » : elle paie 8 % de taxe d’achat jusqu’à 6 055 070 ₪ et 10 % au-delà, comme un investisseur, et ses loyers et plus-values sont imposés au taux des sociétés, sans exonération. La société a un sens pour plusieurs investisseurs qui achètent ensemble ou pour un portefeuille ; pour une résidence ou un seul bien locatif, acheter en nom propre est presque toujours moins cher.
Peut-on récupérer la mas rechisha ?
Dans trois cas. Un non-résident qui devient résident israélien dans les deux ans suivant l’achat est requalifié en acheteur d’un seul logement et se fait rembourser la différence : sur 2,5 M₪, environ 179 000 ₪. Un acheteur qui fait son alya dans la fenêtre olé (jusqu’à un an avant l’achat) peut réclamer le barème olé. Et si la vente est annulée, la taxe est remboursée. Dans chaque cas, l’avocat dépose une déclaration rectificative ; le remboursement est versé avec intérêts et indexation, en général sous quelques mois.
Combien de temps prend l’inscription au tabou ?
Dans l’ancien, avec toutes les attestations en main (mas rechisha payée, mas shevach du vendeur réglée, dettes municipales soldées, hypothèque levée), le registre inscrit le transfert en quelques semaines à trois mois après les clés. Sur plan, l’inscription attend la division de la parcelle (parcelation) et intervient souvent 1 à 3 ans après la livraison ; d’ici là, le promoteur reste titulaire et vos droits sont protégés par la garantie de la loi de vente et une hearat azhara. Les biens au Minhal ou dans une société de logement prennent encore plus de temps.
Faut-il être présent en Israël pour signer ?
Non. Le contrat de vente, les documents bancaires et la déclaration de taxe peuvent être signés par procuration (yipui koach) notariée et apostillée, ou au consulat d’Israël. Pour un achat comptant, un compte bancaire israélien n’est même pas nécessaire : les fonds sont virés sur le compte fiduciaire de l’avocat. Pour une mashkanta, le compte est indispensable et la plupart des banques l’ouvrent à distance. Beaucoup d’acheteurs vivant à l’étranger ne viennent qu’une fois, pour les clés, parfois jamais.
Comment nous travaillons
Chaque montant, barème et taux de cette page est vérifié sur la source officielle citée en bas de page et daté. Quand un barème ou un taux change, la page est mise à jour dans les jours qui suivent. Notre méthodologie.
Sources
- Autorité des impôts d’Israël – mas rechisha : barèmes, déclaration sous 30 jours, paiement sous 60 jours
- Autorité d’enregistrement foncier (tabou) – extrait de propriété et inscription de hearat azhara
- Ministère de la Justice (gov.il) – services en ligne du tabou : extrait (nesach tabou), inscription du transfert et de l’hypothèque
- Autorité foncière d’Israël (Minhal) – baux sur les terres de l’État et accord au transfert
- Kol Zchut – loi de vente (appartements) : garanties sur les versements à un promoteur
- Banque d’Israël – limites de financement des prêts au logement
Un avocat immobilier francophone pour sécuriser chaque étape
Vérifications au tabou, rédaction du contrat, échéancier, déclaration de mas rechisha : un avocat indépendant du vendeur prend votre dossier en main, en français. Décrivez votre projet en deux lignes.